Evolution des prix et rentabilité
Diminution des prix
Durant les deux dernières années, le ralentissement
de l'activité économique a mis les prix des producteurs
sous forte pression et l'industrie Belge a connu des diminutions de prix.
L'industrie alimentaire est logée à la même enseigne
et doit même faire face à une spirale des prix encore plus
négative que l'industrie belge.
Les prix pour l'ensemble du marché (intérieur + extérieur)
ont diminué de 0,4% en 2002 par rapport à 2001. Pour les
8 premiers mois de l'année 2003 la diminution s'élève
à 2,4%.
En 2002 les prix intérieurs présentaient encore une augmentation
de 1,1% mais pour les 8 premiers mois les prix auraient baissé
de 0,3%.
Les prix sur les marchés étrangers sont par contre restés
négatifs sur toute la ligne. En 2002 ils ont diminué de
2,7%. Pour les 8 premiers mois de 2003 la diminution s'élève
même à 5,3% !

Rentabilité et marge bénéficiaire dans la zone rouge
La faible activité économique et les diminutions de prix
qui en découlent ne manquent pas d'avoir un effet négatif
sur la rentabilité et la marge bénéficiaire de l'industrie
alimentaire belge.
Ces deux indicateurs de rendement étaient déjà légèrement
négatifs en 2001. Pour 2002 - dont on ne dispose pas encore de
statistiques fiables - on peut donc s'attendre à un résultat
encore plus négatif.

L'évolution des prix à la baisse entrave la marge bénéficiaire
et la rentabilité, déjà fragiles, de l'industrie
alimentaire. Le rendement moyen d'une obligation d'Etat à 10 ans
s'élève pour la période de 1997-2001 à 5,2%.
Avec une rentabilité moyenne de 8,5% sur la même période
pour l'industrie alimentaire, la prime de risque pour l'investisseur est
dès lors maigre.

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